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 | Observation du paysage avant 1914 et aujourd’hui |
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Vues du nord-ouest
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Vues du nord-ouest, des pentes du Bois de Charnes (fig. 6). La carte postale ancienne donne une vue au-dessus du hameau de Fontenay. Un ample bombement dissymétrique appelé familièrement le « piton » : on insiste davantage sur la pente accentuée à l’est plutôt que sur les formes arrondies de l’ouest. Sancerre n’est jamais désigné comme un « mamelon »… La vigne, replantée après sa destruction par le phylloxéra, a reconquis le versant nord, en forte déclivité. Au sommet, quelques maisons de grandes dimensions étaient construites en avant de la ligne des remparts. La photographie récente, prise à plus grande distance, montre que la limite du bâti demeure la même, à l’exception d’un hôtel et d’une terrasse panoramique (à droite), dont les proportions volumineuses contrastent avec les autres immeubles.
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Vues de l’ouest
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. Vues de l’ouest, du coteau des Bouffants, sur la commune de Verdigny Le versant a été presque intégralement replanté. La principale route à gravir la colline selon une pente modérée, trace une courbe discrète, presque parallèle au chemin de mi-versant qui sera utilisé par la ligne de chemin de fer du tacot pendant une quarantaine d’années. La vue récente (du printemps 2008) montre que les constructions ont ici davantage progressé au delà de l’ancienne ligne des remparts, matérialisée aujourd’hui à droite par une bordure de tilleuls : le long de la rue Nationale dès la fin du XIXe siècle, le long de la rue Honoré de Balzac (l’ancienne ligne du Tacot) depuis 1960. Les paysagistes ont regretté que le collège construit à la fin des années 1960 soit surdimensionné, par rapport à la taille des autres constructions.
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Vues du sud, depuis les pentes de l’Orme au Loup
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Vues du sud, depuis les pentes de l’Orme au Loup (fig. 8). Au début du XXe siècle, la ville ne débordait pas de l’ancienne ligne des remparts. Après le phylloxéra, la vigne a reconquis la quasi totalité des surfaces cultivables. C’est l’endroit où l’urbanisation périphérique a le plus progressé. Entre les deux guerres, on construisit la route du Thou qui, avec le nouveau chemin de Pignol, guident l’aménagement d’une voirie favorable à une extension pavillonnaire. Celle-ci a commencé avant 1970, au temps où la friche témoignait encore d’un demi-siècle de déprise viticole. Mais la vigne est redevenue conquérante sur ce versant qui appartient à la zone AOC. Peut-on parler pour autant d’une compétition entre l’utilisation viticole du sol e et l’urbanisation ? Des parcelles allongées ne sont pas toujours de taille pour être convertie en terrain à bâtir. Et la proximité de constructions voisines, qui viendraient obstruer le panorama, n’est pas souhaitée par les nouveaux résidents, souvent propriétaires des parcelles contiguës… Il leur est relativement facile de trouver un viticulteur et d’obtenir un bon loyer pour exploiter une terre qui ne sera pas bâtie. Paradoxe : c’est là que les paysagistes déplorent la plus grosse atteinte à l’image traditionnelle de la ville de Sancerre et c’est en même temps le versant le plus affiché, le plus représenté sous forme de cartes postales ou de posters.
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Vues de l’est
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4. Vues de l’est, sur le replat où se trouvait la gare de la Compagnie Paris-Orléans, sur l’ancienne voie ferrée Bourges-Cosne (fig. 9). La carte postale ancienne montre le versant le plus abrupt, le moins construit. La vigne n’a pas reconquis toutes les pentes abandonnées, au temps de la déprise viticole d’après 1914. C’est que le cheval, indispensable dans le système de culture de la vigne replantée après la crise phylloxérique, pouvait difficilement travailler sur ces fortes déclivités.
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Vues du nord-est
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Vues du nord-est, en contrebas de l’esplanade de Porte-César (fig. 10). La vigne était autrefois présente, principalement à mi-versant. (Le bas de versant, non viticole appartient à la commune de Saint-Satur). C’est là que le taillis et la friche ont aujourd’hui la plus grande extension. La pente et l’exposition au nord n’expliquent que partiellement la faible occupation du versant par la vigne. A l’est, en contrebas du parc du château, la pente est au moins aussi forte. Au nord-ouest, au-dessus de Fontenay, l’exposition n’est pas plus favorable. Or il se trouve que ce versant appartient à un secteur inscrit de 56 ha, depuis le 6 septembre 1946. La conservation du site est-elle une entrave à la mise en valeur de cette pente ? La DIREN (direction régionale de l’environnement) déplore « la déprise agricole »,[que] les friches se soient étendues, devenant des formations arborées qui obstruent peu à peu le panorama de l’esplanade de Porte-César » (1). La nécessité d’un entretien régulier semble bien négligée par rapport aux règles contraignantes d’occupation du sol, pour la protection du site.
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